NOTES DE L'AUTEUR

A.M.CASSANDRE, Henri Mouron.  Schirmer Mosel Production


1.AMC porta toujours ce diminutif d’origine russe qui lui tint lieu de prénom.

2.Précisé à Sylvia Colle-Lorant par Jean Puech.

3.Projet non retrouvé.

4.Affirmation confirmée vers 1950 : son père lui achetait alors toutes ses toiles (non retrouvées).

5.Question journalistique type. AMC a notamment répondu sur ce point en 1966 à un journaliste qui l’interviewait à l’occasion de son exposition d’affiches à la galerie Janine Hao : 

-Quel rapport avez-vous avec la belle-sœur d’Andromaque ?

-Aucun. Comme j’appartenais à une famille de Français qui vivaient en Russie, j’ai dû gagner ma vie à vingt-deux ans. Je faisais alors de la peinture abstraite et je ne pensais pas pouvoir faire autre chose. Un courtier est venu me proposer de me faire prendre un nom très connu. J’étais prêt à signer Léonard de Vinci ou Victor Hugo. Il m’a demandé : « Que diriez-vous de Cassandre ? » J’ai répondu : « Cela va me porter malheur. » Et puis, va pour Cassandre, et vogue la galère…

Il y a d’autres versions de ce propos mais toutes concluent en faveur de la fortuité de ce choix de pseudonyme, quoi qu’on ait pu penser par la suite.

6.En fait il y eut aussi SADAC ; THIERRY ne figure pas non plus dans l’énumération qui suit. Le contrat avec Hachard cessa d’être appliqué fin 1927. la rupture par AMC donna lieu à un procès de plusieurs années dont il ressentit la perte comme une cuisante injustice. Sans doute fut-elle à l’origine de sa terreur des actions en justice qui ne le quitta plus.

7.« Un précurseur de l’art présent » - Catalogue de l’exposition AMC à la galerie Motte de Genève.

8.C’est peut-être à l’influence de Gropius, avant tout architecte et inventeur de la notion d’esthétique industrielle, que les caractères dessinés par les graphistes du Bauhaus doivent leur aspect « fonctionnel ». objet plus que Signes !

9.Affirmation sans doute un peu péremptoire qu’il convient de resituer dans le cadre polémique de l’époque !

10.De cette indication, faut-il conclure que, libre de son choix, AMC eût alors préféré devenir architecte ou, comme Le Corbusier, peintre et architecte. Que je sache, les travaux d’Architecture d’AMC n’ont pas été, à cette époque au-delà de l’étude des Cinq ordres de Vignole et de leurs applications.

11.S’est-il jamais vraiment débarrassé de ce sentiment. Bien que la confession soit au conditionnel, elle n’en demeure pas moins troublante.

12.De l’aérographe dont il fut un virtuose, on verra quel usage il sut faire pour préparer le travail des lithographes.

13.AMC aurait-il pu aussi penser  aux équipes de Rubens. Mais non ! Il préfère se référer, comme les gens du Bauhaus, au travail collectif artisanal.

14.Il s’agit, bien entendu, de la publicité célèbre en son temps pour le savon Cadum. AMC ne visait évidemment pas ici les lithographes dont la formation est faite de tradition artisanale. Voir plus loin que certains d’entre eux échappaient à ce jugement sévère. En fait il pensait surtout aux exécutants des grandes toiles peintes du BUCHERON.

15.On songe décidément, de plus en plus, à Rubens, car la notion de « suprématie » de la main de l’artiste est étrangère à la conception communautaire de l’art du Moyen-Age.

16.Comme Savignac le rappelle dans son livre « Savignac affichiste » (Robert Laffont 1975), AMC reviendra par la suite sur cette prise de position très rigoriste.

17.Cette dite meilleure lisibilité de la minuscule n’a pas été confirmée par les expériences systématiques ultérieures.

18.Dans la plupart des cas et surtout par la suite il s’agira des formats de papier-affiche destiné à la lithographie, généralement dans les rapports 2/3 et plus souvent ¾.

19.S’agirait-il, pour le premier thème, des affiches A LA MAISON DOREE ? La date du projet BUGATTI est trop incertaine pour affirmer qu’il correspond au troisième.

20.Il existe un autre interview d’AMC, presque simultané, celui que L. Cheronnet réalisa pour L’Art Vivant de novembre 1926. C’est surtout Cheronnet qui y parle et les citations de AMC y sont beaucoup plus brèves : « D’une part, la forme purement géométrique permet plus facilement que toute autre de faire tenir clairement dans un format déterminé tous les éléments donnés, d’autre part, ainsi tracée avec des procédés d’ingénieur, une maquette peut être reproduite sans danger, sans qu’on puisse fausser son esprit essentiel, c’est à dire tout ce qu’en elle le créateur a mis de soi-même. Les impondérables avec quoi d’habitude il faut tant compter n’existent plus. Une affiche est « une » sans altération possible. Conçue au fil à plomb et à la règle, les mêmes instruments servent à reporter mathématiquement sur la pierre, et la machine se trouve alors devant des éléments qui, au lieu de la mettre en défaut, servent au contraire à montrer ses perspectives. »

« Autrefois… j’avais le plus profond mépris pour l’affiche. Depuis… j’ai bien changé. La création d’une affiche permet tout aussi bien qu’une toile l’extériorisation de ma sensibilité et dit aussi bien mon amour pour certaines formes pures… »

L.C. fait, entre autre, allusion à l’influence sur les affiches d’AMC du gros plan du cinéma américain. A cet égard, on verra qu’il fera en effet bon usage de ce gros plan. Il faut préciser que son intérêt pour le spectacle – il fut parmi les premiers admirateurs des travaux de Copeau, des Pittoeff, de Dullin, de Baty et de Jouvet – ne se limitait pas au théâtre. Attentif à toute forme d’expression, a fortiori quand elle était nouvelle, il fut aussi toujours très attiré par le cinéma, qu’il fût d’Abel Gance, d’Eisenstein, de Fritz Lang, de Pabst, de Chaplin, de René Clair etc…

21.Extrait d’un texte d’Henri Sauguet, titré « A.M.Cassandre » et écrit pour le programme du ballet WEG ZUM LICHT, créé avec des décors et costumes d’AMC, le 27 mars 1952 au Bayerische Staatstheater de Munich.

22.Dans l’Esprit Nouveau (N°25). A la question posée à Léger, celui-ci a lui-même répondu tardivement dans L’Art Vivant (N°47) : « … Nous nous trouvons en face de deux états d’affiches : Cadum ou l’objet brut sans aucune valeur et les œuvres de Cassandre qui est incontestablement un novateur dans « L’Art » de l’affiche murale. Cadum c’est « le trou dans le mur », la brisure nette avant tout ce qui entoure. Cassandre, c’est la composition verticale sans profondeur mais recherchant la liaison avec l’entourage.

« Qu’est ce qui vaut le mieux ? Au strict point de vue de la Publicité, je ne sais pas ? Peut être, est-ce Cadum ? En tout cas du point de vue de la rue, c’est la méthode de Cassandre. Alors inévitablement j’en viens donc à me poser cette question : qui doit l’emporter de l’effet de publicité le plus brut possible ou de l’effet d’art ? Lequel est le plus efficace ? Je pense que le Bûcheron a autant étonné, arrêté et a été vu que le bébé Cadum. Et si vraiment ce que je crois est vrai, c’est manifestement Cassandre qui a raison puisqu’il apporte un facteur supérieur.

« Mais aussi je pense ceci : la rue est trop dynamique, elle est brisante et énervante. Notre vie actuelle si tendu, si trépidante devrait avoir des rues plus calmes, plus ordonnées qui reposeraient les nerfs au lieu de les exciter. Or voulez-vous me dire quelles sont les plus apaisantes : les multiples et hallucinantes effigies du bébé Cadum ou les images créées par Cassandre ? Ce sont ces dernières, n’est-ce pas ? La vérité est donc dans l’affiche-art (je n’ai pas dit « artistique ») et non dans l’affiche dynamique. Psychologiquement parlant, l’affiche devrait être comprise non comme un jazz, mais plutôt comme une orchestration… »

Ces deux textes, celui de Le Corbusier de 1923 et celui de Léger de 1926, sont cités par Sylvia Colle-Lorant dans sa thèse sur Cassandre.

23.Évoquant ses travaux de jeunesse (1915) il écrit en 1949 dans Le Modulor :

« Un jour, sous la lampe à pétrole de la petite chambre à Paris, des cartes postales illustrées étaient répandues sur la table. Son œil s’est attaché à l’image du Capitole de Michel-Ange à Rome. Sa main a retourné une autre carte, face blanche, et intuitivement en a promené l’un des angles (angle droit) sur la façade du Capitole. Subitement une vérité admissible est apparue : l’angle droit gère la composition. Ceci lui est une révélation, une certitude. La même épreuve réussit sur un tableau de Cézanne. Mais notre homme se méfie de son verdict : et il se dit : la composition des œuvres d’art est ordonnée par des règles ; ces règles peuvent être des méthodes aiguës ou subtiles, conscientes ; elles peuvent aussi être des poncifs banalement appliqués. Elles peuvent encore être impliquées par l’instinct créateur de l’artiste, manifestation d’une harmonie intuitive, exemple Cézanne, Michel-Ange étant d’une autre nature, enclin aux tracés volontaires et préconçus, savants…

« En 1918, notre homme se met à peindre des tableaux très sérieusement réalisés. Les deux premiers sont composés « à la fortune du pot » ! Le troisième, en 1919, cherche à occuper la toile d’une façon ordonnée. Le résultat est presque bon. Mais voici le quatrième tableau rectifié cette fois-ci, calé, cadré, structuré par un tracé catégorique. Le résultat est indiscutable… Deux ressources mathématiques y sont exploitées : le lieu de l’angle droit, la section d’or… »

Dans le même ouvrage l’auteur insiste sur les dangers de l’utilisation à priori des tracés régulateurs :

« Le tracé régulateur n’est, en principe pas préconçu ; il est choisi tel ou tel, selon l’appel de la composition déjà dûment formulée, bel et bien née. Le tracé, sur plan d’équilibre géométrique, ne vient que mettre de l’ordre, de la clarté, accomplissant ou réclamant une véritable purification. Le tracé régulateur n’apporte pas d’idées poétiques ou lyriques ; il n’inspire nullement le thème ; il n’est pas créateur ; il est équilibreur. Problème de pure plasticité… »

24.Il existe au moins deux versions imprimées de cette affiche, différant par leur format et la coloration du texte principal. Celle reproduite en noir dans le recueil édité en 1948 par Zollikofer est d’un format moins allongé que la version illustrant le dépliant Hachard, bien connu des amateurs et publié en 1926. l’illustration de cette dernière est strictement identique à celle de l’autre, mais la mise en page est plus aérée. C’est cette version qui a été retenue pour analyse.

25.Les sous-multiples du module sont, chez AMC, variables selon les cas. Dans les Cinq ordres le module était duodécimal.

26.Utilisé traditionnellement en architecture rurale : le rapport du côté du carré à sa diagonale = 1/√2.

27.S’il était besoin de le confirmer, je le ferais en rapportant un de ses commentaires des années cinquante. Il résumait alors, en substance sinon en ses propres termes, sa nostalgie de ces années de création fiévreuse : « je regrette la spontanéité de l’époque de mes affiches. La création d’une affiche comportait, c’est vrai, une longue période de gestation durant laquelle mon projet se construisait dans mon imagination. Mais un matin je m’éveillais avec devant les yeux mon affiche terminée, conçue jusque dans les détails. La suite n’était plus qu’un travail de mise au point. Si en peinture je pouvais suivre le même chemin mes toiles seraient bien meilleures. »

En 1960 il écrit dans son journal intime :

« La Modénature d’expression mathématique ne saurait être que la confirmation d’une exigence spontanée de la sensibilité. La Règle d’or ne fait que préciser la proportion idéale antérieurement pressentie par l’instinct : un moyen de vérification, non un système, voué à la mort comme tout système. » (AMC. Mémento)

28.Rapporté par Paul Valéry dans « Degas – Danse – Dessin ». Gallimard.

29.Cité par R.Bargiel-Harry dans « La place de Cappiello dans l’histoire de l’affiche. »

30.La leçon ne sera pas oubliée : le fond noir de L’INTRAN.

31.Hommage à Cappiello, à l’occasion de sa Légion d’Honneur, en 1928, signé notamment par Jean Carlu, Paul Colin, Charles Loupot et A.Mouron-Cassandre :

« Bravo Cappiello, vous permettez, n’est-ce pas, que nous vous appelions ainsi. Vous dire « Maître », cela vous vieillirait… Bravo donc, Cappiello, et de tout notre cœur à tous ! Voyez-vous, nous sommes quelques-uns qui travaillons ferme, chaque jour que Dieu fait, à créer pour les murs de nos villes, des images qui s’efforcent d’être ce que furent et ce que sont les vôtres. Et, à voir la lutte quotidienne qu’il nous faut mener, savez-vous que nous concevons quelqu’admiration pour vous qui avez su si pleinement triompher. Car n’est-ce point exceller dans le triomphe que d’arriver, comme vous l’avez fait, à devenir pour toute une génération l’Affiche, à soi tout seul, l’Affiche avec un grand A ? Sans oublier, bien sûr, les grands bonshommes d’avant vous, Toulouse-Lautrec et Chéret, vous avez été pour nous la vivante preuve que l’on pouvait, sans aucunement déchoir, faire pleinement, complètement, œuvre d’artiste, en prenant pour cible les palissades publiques, en place des murs confidentiels des officiels salons. Et même, Cappiello, nous faudrait-il vous avouer que, tant que nous sommes, nous avons tous plus ou moins commencé par « faire du Cappiello ». Rendez-nous cette justice, d’ailleurs, que nous vous avons assez aimé pour ne pas continuer et pour suivre, dans la mesure ou nous le pouvions, votre exemple,  en cherchant, en oeuvrant, en créant avec ce que nous pensions avoir dans notre ventre à nous. Oh ! certes, ce n’est pas parce que votre boutonnière sera souligné davantage que notre respect pour vous, qui était grand, sera plus grand. Mais vous permettrez bien, n’est-il pas vrai, d’en tirer comme une vanité collective, comme une vanité d’enfants, dont le père… ou plutôt le grand frère, est publiquement honoré. Et cela, au surplus, évitera que soit froissée votre modestie, à vous si modeste et qui auriez tellement le droit de ne l’être pas. »

32.Cappiello lui-même revendiquait dans une interview de 1928 cet aspect de son art :

« L’affiche est l’art décoratif de la rue… Cet art est essentiellement populaire, l’artiste-affichiste doit être, avant tout, le gardien rigoureux et vigilant de l’esthétique de la rue… » Cf n.29.

33.Un recueil de ses poèmes, titrés « Déesse Anonyme », orné et mis en page par AMC, a été achevé d’imprimer sur la presse à bras de Michel Cauvet le 26 septembre 1935 à Versailles (édition hors commerce tiré à 50 exemplaires).

34.Il n’était pas rancunier !

35.Ce thème de l’espace deviendra, on le verra, essentiel dans l’œuvre d’AMC : voir plus loin ses textes sur le Don Giovanni d’Aix-en-Provence et sur son décor pour les tragédies de Racine. A propos de sa peinture, il s’exprime à plusieurs reprises sur ce point dans son journal intime :

« L’espace figuré est d’autant plus sensible que l’objet qu’il contient n’est pas tout à fait à sa mesure, à la même échelle. Il devient alors insolite, et substance poétiquement recevable. Au théâtre cette surproportion se retrouve dans la réalité plastique de l’acteur opposée à la figuration virtuelle d’un espace un peu plus petit que le voudrait la vraisemblance. »

« Repenser l’échelle de l’objet par rapport à l’espace fictif qu’il contient. Sa surproportion doit être aussi efficace qu’au théâtre celle de l’acteur, qui lui confère sa monstruosité sacrée. »

« Perspective linéaire, utilisée non comme simulacre de représentation mais comme moyen de composition, comme je l’ai, trop timidement, tenté dans Don Giovanni et surtout dans le chemin de lumière (Weg zum Licht). Multiplier les points de fuite et de distance. 

(Mémento)

36.Un premier état de Bifur est daté du 20 novembre 1927/

37.Licence de langage ; cf. Litté : Graticuler, diviser un dessin en un certain nombre de carreaux reproduits en égal nombre, mais en petit, sur un papier ou sur une toile ; au moyen de quoi on conserve exactement les proportions d’origine. Le terme sera toujours employé ici dans le sens de structure modulaire.

38.En perspective, si on considère un faisceau de parallèles perpendiculaires au plan du tableau, celles-ci concourent au point de fuite situé sur la ligne d’horizon. Les deux diagonales des carrés perspectifs formés par deux de ces fuyantes et deux frontales fuient aux deux points de distance situés sur la ligne d’horizon, symétriquement de part et d’autre du point de fuite. Ici les carrés circonscrits aux ovales figurant les roues étant verticaux, il faut, pour obtenir les points de distance, effectuer une rotation à 90° de la ligne d’horizon autour du point de fuite.

Dans NORD EXPRESS, on constate que les diagonales de ces carrés ne sont pas concourantes mais sensiblement parallèles.

39.L’adage romain revient souvent sous la plume d’AMC dans ses écrits.

40.Il n’existe que très peu d’exception à cette règle, dont on ferait rapidement l’inventaire. La plus marquante est celle de (DUBONNET) sec. Onoto était sans doute le logotype de la marque.

41.Notamment le Théâtre de Chaillot.

42.Dans le numéro 9.

43.Aux éditions d’Art Charles Moreau.

44.Ce texte porte seulement la mention : « Envoyé à M. Stahly le 11.3.35.

45.Ce texte connut plusieurs version comportant de multiples corrections. Celui-ci est donné entre autres.

46.Cf. un autre interview de 1966 :

« J’estime que pour un mariage ou pour un métier quinze ans suffisent. C’est d’ailleurs la limite que donnent les psychiatres. Notre drame aujourd’hui est la monovalence. On devient un spécialiste et on est condamné à faire la même chose toute sa vie. »

47.Dans l’interview cité n.5 :

« Les affichistes d’aujourd’hui ne travaillent que sur deux claviers : l’érotisme ou la rigolade. Il n’y a pas que cela dans le monde. Et le lyrisme ? Et la poésie ? Les poètes devraient travailler pour la publicité, au lieu de perdre leur temps à faire des chansons et autres fabrioles. »

48.Il y en eut au moins 3 versions différant par le texte.

49.DUBO DUBON DUBONNET est sans conteste l’affiche la plus populaire de AMC. On peut sans doute expliquer la popularité du personnage par :

a.la simplicité synthétique de son dessin (utilisation des droites, des angles droits, des cercles purs),

b.l’éloquente expressivité de ses gestes dont la plasticité est exaltée par la surproportion de la tête, des mains, des objets,

c.le fait que le thème est traité en séquence animées, à la manière d’une bande dessinée.

Il faut préciser que, d’après AMC, le calembour DUBON DUBONNET préexistait. C’est lui qui eut l’idée, en même temps que de celle de l’image, de le faire précéder de DUBO.

50.Idée reprise dans FERRY BOATS de 1933.

51.C’est dans Dransy qui avait à l’origine dessiné le très populaire livreur de bouteilles Nectar et son arpète Glou-Glou. AMC fit plusieurs adaptations graphiques de Nectar. AA ma connaissance la première est celle qui figure en frontispice du premier « prix courants » Nicolas qu’il illustra en 1930.

52.Cf. n.7.

Dans les archives des Ets. Nicolas consultées par Alain Weill il existe une lettre de Charles Peignot adressée à Etienne Nicolas concernant cette affiche :

« Paris le 2 novembre 1934.

Cher Monsieur,

Je sais que mon regretté ami, Maurice Moyrand dont vous avez peut-être appris la mort survenue cet été au cours d’un accident d’automobile, s’était mis en rapport par correspondance avec vous dans le courant du printemps dernier au sujet d’un projet d‘affiche que Cassandre avait en préparation et qui était susceptible de vous intéresser. Or, ayant eu l’occasion d‘aller chez Cassandre dernièrement, j’ai vu terminé, le projet en question. J’ai été tellement surpris par la nouveauté extraordinaire de cette affiche et par ses nombreuses qualités, que je manquerais à tous les devoirs que me crée la sympathie que vous avez bien voulu quelquefois me témoigner si je ne vous la signalais pas d’une manière tout à fait particulière ; cette affiche est un divertissement optique d’un effet extrêmement puissant et tellement nouveau qu’il serait impossible de réaliser deux affiches du même genre. Je sais tout ce que maintes fois, vous avez reproché à Cassandre ; quelquefois même, j’ai pu être d’accord avec vous ; je puis vous affirmer qu’il ne saurait être question de lui faire les mêmes reproches aujourd’hui au sujet de cette affiche ; d’ailleurs je suis certain que son affiche sur l’Angleterre vous a montré qu’il avait évolué ; en un mot, j’ai la quasi certitude que cette affiche vous intéressera. Voulez-vous me faire le plaisir de venir déjeuner avec Cassandre un prochain jour et nous verrons ensuite l’affiche à mon bureau. Je suis à votre disposition mardi, mercredi ou jeudi de la semaine prochaine, à votre choix, à une heure à l’Automobile Club.

Croyez, je vous en prie, Cher Monsieur, à l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

Ch. Peignot. »

53.Le mot est de Charles Peignot.

54.C’est NORMANDIE qui figure au dictionnaire Larousse à la rubrique Cassandre.

55.AMC. Mémento.

56.La toile accrochée au mur est de la main de Chirico.

57.AMC. Mémento :

« 28 avril 1967 – De Reverdy : L’image est une création pure de l’esprit. Elle ne peut naître d’une comparaison mais du rapprochement de deux réalités plus ou moins éloignées. Plus les rapports des deux réalités rapprochées sont lointains et justes, plus l’image sera forte. »

58.Détail rapporté par la suite par ma mère. AMC en conçut une amère déception.

59.Kandinsky. Cf. p.22.

60.Lettre de Maurice Moyrand à AMC le 23.6.30 :

« Cher Cassandre,

Je n’ai eu que tardivement votre adresse ; j’aurais voulu vous dire plus tôt que je trouve admirable votre affiche de Champion du Monde. Ce drapeau ondulait sur tous les murs de Paris lorsque j’y rentrai, après la Pentecôte. Une affiche qui sait persuader sans violence ni vulgarité, une publicité qui laisse dans le contentement celui qui la subit, qui laisse derrière soi non des victimes ou des furieux, mais des admirateurs (je parle des vôtres), c’est unique. Je vous prie de me compter plus que jamais parmi ceux-là.

Votre très fidèle M.M. »

Sur M.Moyrand voir p.65.

61.Le réglage de l’ajustage de l’aérographe permet de modifier à volonté le « grain » du dégradé.

62.Cf. n.7

63.L’impression en lithographie des grands formats était, par suite de la dimension des pierres, affaire de spécialistes : L.Danel à Lille, Courbet à Paris.

64.AMC. Mémento :

« 1960 – Si j’ai toujours préféré l’aventure que m’offraient l’industrie, ses métiers, le théâtre, c’est que j’espérais qu’en eux je trouverais encore un peu de vie, cette vie que je ne pouvais plus rencontrer dans les cimetières des marchands de tableaux. »

65.Dans « Savignac affichiste » (Cf. n.16) :

« Cassandre est un homme qui s’est tué à faire le métier des autres. Il ne supportait pas qu’on aille pas jusqu’au bout de ses possibilités. Les êtres et les choses devaient rendre leur maximum. Lui le faisait. Il attendait la pareille des autres. l’inachevé, l’inexploité le rendaient malade. Il était obsédé par la perfection. C’est pour ne plus entendre le « Ce que vous demandez est impossible… » qu’il a tout appris des métiers qu’il a exercés. Et quand il avait apporté la preuve matérielle que ce qu’il réclamait était réalisable, il ne triomphait pas. Il était content. Parce que cela servait l’œuvre qu’il avait entreprise. »

66.Dédiées à « Madame A.M.Cassandre ».

67.Introduction non signée au specimen du PEIGNOT.

68.Cf. p.11

69.Par exemple les hastes très courtes des longues du bas : assise de la ligne..

70.L’édit autorisait l’emploi unique de la Caroline, ancêtre de notre romain das de casse (selon Marcel Cohen – La grande invention de l’écriture » - Imprimerie Nationale – 1958).

Après l’aventure de la Gothique, liée à l’esthétique du Moyen Age, la Caroline fut retrouvée par les Humanistes qui la prirent à tort pour l’écriture cursive latine. C’est cette minuscule humanistique qui a été reprise en Europe méridionale lors de l’invention des caractères mobiles, tandis qu’en Europe du nord l’imprimerie utilisait d’abord la Gothique. L’Onciale et la Semi-Onciale dont en fait se réclamait le PEIGNOT ont durant des siècles coexisté avec des cursives présentant les caractéristiques de la Caroline.

71.AMC aimait bien dire : « Les révolutions se font avec des mitrailleuses ». il lui eut fallu disposer d’une autre « puissance de feu » que sa « logique », pour imposer sa révolution, celle dont bénéficie aujourd’hui par exemple la « bureautique », prête à nous faire avaler n’importe quoi en matière de lettre !

72.Marcel Cohen. Cf. n.73

73.En photocomposition les approches (espaces entre lettres) sont, dans l’état actuel de la technique, laissées à l’initiative de l’opérateur qui frappe le texte, et non réglées une fois pour toutes comme dans la lettre fondue.

74.Le texte américain est le suivant :

« … Advertising in general is geared to the intelligence of a child in order to insure universal comprehension. In America the main emphases are apparent : Sex Appeal (young ladies of fabulous face and figure) ; Statistics (different but equally fabulous figures) ; Fear (will your best friend tell you ?). a tooth-paste advertisement achieved widespread notoriety by combining all three. Beneath the picture of a beautiful girl (formula n°1) appears the legend “4 of 5 have it” (formula n°2), - the implication (formula n°3)…”

75.D’après Lola Saalburg c’est ETOILE DU NORD qui frappa le plus les Américains.

76.De Savignac en particulier. Cf. n. suivante.

77.Sur Maurice Moyrand, dans « Savignac affichiste » (Cf. n.16) :

« Comme tous les grands, à l’exception de Paul Colin qui a une méthode personnelle, Cassandre ne vend pas lui-même ses affiches. C’est le directeur commercial de l’Alliance graphique qui s’en charge.

« De 1926 à 1934, Maurice Moyrand qui est un homme jeune et remarquable s’acquitte de cette mission avec un dynamisme et un charme irrésistible. C’est au moment où il va également s’occuper de ma production, et me libérer de la lancinante recherche des commandes, qu’il se tue en voiture. Maurice Moyrand avait tous les dons de la terre. Il était beau, intelligent, élégant. En plus, il avait de l’esprit. »

Dans Arts et Métiers Graphiques, n°16 :

« … La droiture, le courage, la force étaient ses qualités maîtresses, il les dispensait toutes avec une générosité sans limite qui faisait l’admiration de ses amis pour lesquels il restera un exemple. Toujours égal à lui-même, toujours gai, il entraînait tout avec lui. Sa force calme était un réconfort dans les moments difficiles. La crise économique semblait avoir décuplé ses forces.

« Moyrand était un homme de grand cœur et un chef d’élite… » (Charles Peignot).

A l’Alliance graphique, le même thème était souvent posé à Loupot et à AMC. Le client choisissait.

A partir de 1932 AMC devint directeur artistique de l’A.G.

78.AMC avait en fait un contrat avec Nicolas, pour lequel il effectua de nombreuses mises en page de documents commerciaux (d’après les archives Nicolas).

79.Les activités de Gerald Kelly n’ont pu être précisées. Il semble qu’il devait collaborer à de grandes revues américaines.

80.C’était l’époque des « sanctions économiques » mises en place par Pierre Laval à la suite de l’invasion de l’Éthiopie par les troupes italiennes.

81.François Michel – « Encyclopédie de la Musique, » éditée chez Fasquelle, Paris, 1958.

Bon nombre de passages des « Vingt propositions en guise de préface » à cet ouvrage ont été ainsi soulignés :

« En fait le commercialisme systématique de l’humanité d’aujourd’hui s’est emparé des œuvres d’art comme de toutes autres denrées. Ce secteur est prospère : qu’on se renseigne à la Société des auteurs et chez les marchands de tableaux. C’est aussi que les artistes y consentent entièrement ; ils sont devenus fournisseurs d’une clientèle qui, pour payer, ne demande que d’être satisfaite : pour vivre à une époque de vie chère, les irréguliers sociaux doivent s’adapter. Agréables échanges, où ce n’est pas toujours le meilleur produit qui l’emporte, loin de là, qui n’aboutissent pas à une distribution équitable de la trop fameuse culture (laquelle suppose une volonté bien plus qu’une possibilité), mais à la plus étonnante inflation artistique de tous les temps…

« … Les artistes se sont substitués aux ordres du clergés et de la noblesse ; du clergé parce qu’on attribue à l’art une fonction religieuse de remplacement ; de la noblesse, puisque l’art a pénétré dans le monde économique ; des rois mêmes, grâce au besoin de sensation qu’ont les masses et à leur regret des anciens personnages historiques : les comédiens, aidés de la presse, y suffisent…

« … Pour le peuple, la recherche esthétique est superflue, choix arbitraire : même la violence ne la lui imposerait pas. Quand je dis peuple, ce n’est pas des masses qu’il s’agit, mais du corps d’une nation, qui, déléguant les fonctions de représentation, à se noblesse dans la fraîcheur d’âme, l’humilité, la charité, la simplicité, la fidélité. En art, est peuple tout ce qui n’est pas fonctionnaire artistique…

« … Peut-être quelques-uns conviendront-ils que le seul art qui mérite son nom est sacré : prenons garde que ce qui, de nos jours, s’affuble de cette dénomination est une duperie. L’art sacré est celui qui, épuisant les possibilités de sa matière, sachant que, nécessaire, elle doit être dominée et transformée, atteint, sans être asservi par le mental, lui-même dépassé, anéanti (cf. les recettes de sainteté), atteint les lieux enchantés où règne le merveilleux : l’homme inspiré y est en communication directe avec les principes universels. L’art est une règle de vie : vers la transcendance effectuée… »

82.D’après Lola Saalburg.

83.Mars 1937 – p.120. « Projects for Four Posters – A portfolio by A.M.Cassandre ». L’article conclut comme suit :

« If you feel that M.Cassandre takes the subconscious too seriously, remember that he has pretty strong backing for his ideas and that the subconscious is perhaps the most equally shared commodity on earth. If you feel his work is too clever for the crowd, remember that his employers felt the same about two of his most successful posters, the North Star and the Dubonnet-drinker. If you feel it is too “artistic”, consider seriously M.Cassandre’s impression that the American people have a more intense and ill-satisfied appetite in that direction than Europeans have had since the eighteenth century, and remember that M.Cassandre has been right before about what appeals to the people. But most of all, continue to ask yourself these questions : just how well are American posters doing their job ? Have they, or have they not, exhausted the idioms, the materials, the devices that might be valuable to them ?”

84.D’après Lola Saalburg. Quelques milliardaires américains se flattaient de réunir chez eux ces artistes, telle cette maîtresse de maison qui, le dîner achevé, fit ouvrir la porte de son salon où deux chevalets étaient plantés devant une femme nue, l’un pour Chirico, l’autre pour AMC, qui durent chacun aller sur le champ de leur croquis !

85.Toiles détruites par AMC.

86.René Sauvage et sa femme habitaient alors le rez-de-chaussée d’un hotel de la rue Vaneau. Cassandre fut, durant bien des années, un des fidèles des « dîners du dimanche ».

De AMC à René Sauvage :

« Paris le 8 mai 1945

« Mon cher ami, je ne sais pourquoi c’est à vous que je pense ce soir, c’est votre voix que j’aurais envie d’entendre. Peut-être parce qu’en semblables instants je sais que vous ressentiriez les choses comme je les sens moi-même et que cela nous dispenserait d’en parler. Car quand je dis votre voix je me trompe sans doute : c’est plutôt les battements de votre cœur que je devrais écrire tant est grand, par un étrange paradoxe, mon besoin de silence en ces heures dites de liesse populaire. C’est dans ces heures que j’attache le plus de prix au mutisme et à la solitude et c’est pourquoi je m’adresse ce soir au plus silencieux et au plus solitaire de mes amis, pour ne rien lui dire sinon que j’aspire à la paix, à la vraie paix faite d’amour, de la clarté d’un ciel, de l’azur d’une colline lointaine – et que je suis son ami. »

87.De AMC à Lola Saalburg :

« 22 octobre 1939

« … Pour moi ce fort Napoléon III démodé, ces bastions désuets comme ceux que l’on voit sur les gravures en couleurs du siège de Sébastopol me rassure et me calme délicieusement les nerfs et la bile. C’est « très gentil » comme dirait Leslie. La vie s’y déroule sans grand heurt. Nous ne sommes armés que de balais – ainsi nous ne risquons pas d’accidents – et faisons des corvées de casernement du matin au soir avec résignation. Drôle de guerre…

« Mon « titre » exact est : canonnier !.. Cela vous a un petit air Louis-Philippard charmant. Je ne me reconnais jamais lorsqu’on m’appelle : canonnier Mouron ; je m’y ferai sans doute… »

88.Notamment : mars 1937, le 1er et 15 mars 1938.

89.Cf. Harper’s Bazaar août 1936, octobre 1937, 15 mars et avril 1939.

90.Notamment dans les couvertures H.B. de février et novembre 1938, de juillet 1939, dans les affiches LUMBER (1937) et CPDE (1939).

91.Décembre 1936, février, avril, juillet, septembre 1937, juillet 1938, mars 1939.

92.Respectivement de 1926 et 1936.

93.Dans la revue Art Présent N°4-5 spécial publicité.

94.Est-ce bien sûr ?

95.Seules les lettres de P. Reverdy sont connues.

96.De AMC à Lola et Leslie Saalburg encore aux USA :

« Chers, très chers amis,

« … Que vous dire de ma vie ? Elle se résume de plus en plus à mon travail. Mon exposition de décembre 42, si elle fut un succès public fut un échec devant la critique et les marchands. De sort qu’aujourd’hui la peinture ne me nourrit plus… Alors j’ai été obligé de reprendre le collier des besognes plus lucratives de la publicité en limitant le plus possible les dégâts. Mais ma pauvre peinture en souffre, je n’ai pas besoin de vous le dire. Les temps ne sont guère propices à cette industrie et le tort que j’ai est de m’y entêter plutôt que de me livrer à celle de l’imposture et du mensonge. Aussi mon refuge campagnard n’est-il pas seulement destiné à me préserver du froid et des pertes de temps de la vie parisienne, mais aussi de l’explosion de vulgarité, de bêtise et de crapulerie qui me rend irrespirable l’air des rives de la Seine et me fait tant apprécier le silence des arbres et des bêtes… »

« Le commerce des hommes me pèse chaque jour davantage et je finirai sans doute, sinon Bénédictin, tout à fait misanthrope. Seule la Peinture reste ma raison de vivre. Mais elle est avare, Oh ! combien, et ne me donne guère. Chaque jour je ressens plus cruellement la fuite irréparable du temps et chaque jour une angoisse plus affreuse non d’avoir à quitter cette charmante planète, mais sans avoir eu le temps de toucher seulement du doigt l’objet de mon rêve insensé… »

97.Publié dans la revue Vogue. Octobre 1933.

98.Madame V. Karinska, émigrée russe à Paris, s’était fait à l’époque une brillante réputation dans l’exécution des costumes de théâtre pour les grands peintres travaillant pour la scène. L’idée et le terme de « statues sont d’elle.

99.En termes de théâtre une principale est un plan parallèle à celui du cadre de scène (ou du lointain).

100.Derain, qu’il estimait tant, lui en fit compliment à l’exposition de 1942 : « Pour la peinture, vous vous gourez, mais pour le théâtre vous avez compris le truc ! »

101.La scène du tournoi était un temps fort du spectacle.

102.En 1941 AMC avait déjà fait au théâtre Hébertot pour R. Rouleau les sommaires décors et costumes de « Mon royaume est sur la terre », première pièce de J.F. Noël.

103.A moins que ce ne fût Christian Bérard qui posa la question ? Au reste la costumière n’était autre que Nadine Robinson (ex-modéliste de Lucien Lelong), qu’AMC avait rencontré en octobre 1941 au cours de la réalisation à Lyon de l’Exposition de la France Européenne, et qui devait devenir pour un temps sa seconde femme.

104.Peintre italien de décors, rencontré également à la « France Européenne », O.Allegri avait émigré très jeune en Russie pour entrer à l’Opéra de Saint-Pétersbourg où il avait reçu un enseignement technique dans la tradition du XVIIIème siècle, puis travaillé avec Léon Bakst et Alexandre Benoit. AMC l’embrassa chaleureusement et lui dit son admiration le jour où fut planté le décor des MIRAGES.

105.Directeur artistique : Gabriel Dussurget.

106.Voir p.104 un extrait d’une lettre d’AMC, adressée à la presse à la suite de la reprise du ballet à l’Opéra de Paris. Durant l’année 1946, à la demande de la Comédie-Française, il composa également deux maquettes de décors d’une nouvelle version pour AMPHITRYON 38 qui n’eurent pas de suites.

107.Dans le recueil de gravures intitulé La Perspective, édité à Amsterdam chez Ian Iansson (1629).

108.Comédie-Française, novembre 1948. les maquettes furent réalisées à Baveno, sur le Lac Majeur où AMC séjourna quelques mois.

109.IIème Festival International de Musique d’Aix-en-Provence, juillet 1949.

110.Dans le cadre de « L’œuvre du XXème siècle », au Théâtre des Champs-Élysées, juin 1952.

111.Festival du Casino Bellevue de Biarritz, août 1951. précédé la même année (XIVème Mai Florentin) du ballet Don Juan, musique de Gluck.

112.Bayerische Staatstheater, Munich, mars 1952.

113.Spectacle donné une seule fois, organisé par la Chambre Syndicale de la Haute Couture Parisienne au music-hall de l’Empire, juillet 1954.

L’année précédente AMC avait réalisé pour la Compagnie Madeleine Renaud-Jean-Louis Barrault, les décors et costumes de la dernière pièce de Giraudoux : « Pour Lucrèce ». Octobre 1953

114.PHEDRE, décembre 1959.

115.Publié dans la revue Plaisir de France – janvier 1960.

116.Allusion à un propos de P. Reverdy : « Qu’importe le flacon ? ce qui compte c’est ce qu’il y a dedans ! ».

117.C’est avec MONSIEUR DE POURCEAUGNAC qu’AMC travailla pour la première fois avec Jean Meyer. Ce dernier assura la mise en scène du DON GIOVANNI d’Aix.

118.1945. 5 dessins à la plume pour les parfums Lucien Lelong.

6 illustrations à la gouache pour le catalogue des parfums Lucien Lelong.

Annonce pour CCA, United Nations.

Couverture de programme pour Didon et Enée de Purcell.

Couverture pour la revue Art et Style.

Annonce pour les parfums Lucien Lelong.

1946.Annonces pour Lesur, Guerlain, Hennessy, Château Lafite.

Couverture et mise en page d’une brochure de prestige pour Hermès.

1946-

1947.Mise en page, couverture et illustrations pour les revues Signes et Occidents.

Jeu de cartes de prestige pour Hermès.

1948.Annonces pour le jeu de carte Hermès.

1950. Couverture pour la revue L’Illustration.

Affiche de texte pour l’exposition A.M.Cassandre au Musée des Arts Décoratifs.

1951. Mise en page et couverture du programme du Festival du Casino Bellevue de Biarritz.

2 annonces pour Guerlain

1952. Calendrier Calcografia & Cartevalori.

1953. 6 portraits de femmes pour une brochure de prestige Guerlain.

12 illustrations pour « L’annonce faite à Marie » de Paul Claudel - NRF

1954. Couverture du programme de DE FIL EN ETOILE.

1966.Affiche de texte pour l’exposition A.M.Cassandre à la galerie Janine Hao

119.1948. PERRIER.

OGGI.

1949.MENTOR.

1950.IIIème FESTIVAL INTERNATIONAL DE MUSIQUE D’AIX-EN-PROVENCE.

1951.VENISE.

WEISSENENBURGER

1953.   -

1954. Affiches pour le COMPTOIR NATIONAL D’ESCOMPTE DE PARIS.

1955.FOIRE DE PARIS.

1965. 24 HEURES (non éditée). 

120.Selon son propre témoignage AMC considérait ses travaux typographiques bien plus comme un artisanat que comme un art.

121.Ce style est également marqué par l’inclinaison de certaines verticales. Voir p.122 citation d’AMC.

122.Parmi ces toiles peintes à l’œuf les plus connues :

2 panneaux décoratifs inspirés de peintures murales romaines, 3 peintures murales RIVAGES IMAGINAIRES exécutées pour le paquebot Provence en 1950.

123.La remarque est de Balthus.

124.AMC. Mémento. 1959.

125.« Mais qu’il est difficile de franchir la grande frontière ! »

AMC. Mémento, 1er octobre 1967.

126.Rue Georges Berger, l’un des superbes ateliers de Meissonier.

127.Carmen Baron et ses enfants, Odile Boelen-Pascal, Raymond Mason et sa femme, Lola Saalburg et son fils, René Sauvage et sa femme.

128.Dans la revue Médecine de France (N°198 – 1969), Charles Peignot s’est expliqué sur les circonstances dans lesquelles fut baptisé le PEIGNOT. Paix à ses cendres !

129.De METOPE : intervalle carré qui est entre les triglyphes de la frise dorique et dans lequel on met les ornements (Littré). Le METOP fut utilisé en 1969 sous forme de lettres en relief pour les inscriptions murales de la station de sports d’hiver Flaine.

130.AMC. Mémento :

« 1962 – Étrange pouvoir de la vie. Alors que vous n’avez plus aucune raison de vivre, que rien ne justifie votre existence, que toutes vos conclusions vous conduisent à la nécessité de la mort, que lucidement vous avez tout préparé pour que s’accomplisse ce qui ne vous semble plus qu’une banale formalité, une volonté mystérieuse, complètement étrangère à votre conscience, venant de je ne sais quel bas-fond de votre être, imprévisible mais impérative, vous empêche de faire le geste fatal et définitif, pourtant si simple… »

131.De AMC à Lola Saalburg :

« 17 août 1950

« … Il me semble maintenant que j’aurai moins à redouter le ridicule de vous dire que j’aime terriblement la Beauté et que c’est de cet amour insatisfait que je meurs… »

« 9 juillet 1954

« … Mais comment un amant « éperdu » de Beauté qui a goûté, ne fût-ce qu’un instant, à l’éblouissante lumière du Réel, pourrait soudain se mettre à aimer les Ténèbres ?… »

AMC. Mémento. 1962 :

« L’œuvre d’art fut toujours pour moi une projection vers l’avenir, une force contenue qui se libérait, un acte, non une contemplation. »

132.AMC. Mémento. Janvier 1967 :

« … Aurais-je donc à jamais perdu ce don d’émerveillement, cette ardeur parfois frénétique, qui me faisait « flamber » jusqu’à l’achèvement de l’ouvrage… »

133.AMC. Mémento. 1960.


Henri Mouron, AM.CASANDRE, 1984.

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